Je l’ai rappelé, hier, en Conseil Municipal à Fabrice Pastor et Laetitia Guignard, la vente liée à l’indivision Lesca est une affaire de droit strictement privé.
Elle résulte d’une décision des héritiers Lesca, dans le cadre d’une licitation successorale prévue par la loi.
Cette décision n’avait pas à être portée à la connaissance de la municipalité.
La commune ne pouvait pas, dans l’urgence, bloquer ou détourner une décision privée.
C’est le droit, rien que le droit
Cela ne signifie pas pour autant que la mairie n’a aucun rôle.
Le rôle de la commune commence après la vente :
assurer une vigilance totale sur l’usage qui sera fait de la propriété,
faire respecter strictement les règles d’urbanisme, environnementales et patrimoniales,
refuser tout contournement ou toute pression.
C’est cela, la responsabilité publique.
Dans ce contexte, certaines prises de parole relèvent davantage de la mise en scène que de l’action.
Thomas Sammarcelli a démissionné.
Il n’est plus élu et ne peut plus se positionner comme tel.
Hier, pendant que le conseil municipal prenait des décisions engageant l’avenir de la commune, il a choisi d’être présent à une licitation privée, où il n’avait aucune légitimité institutionnelle, ni aucun pouvoir.
Parler d’ » émirat pour ultra-riches » est une formule démagogique qui brouille le débat.
Elle ne protège ni les habitants, ni les espaces naturels.
Bien au contraire, elle stigmatise, elle divise.
Je le dis clairement :
Je préfère que ce site soit acquis par Xavier Niel et Delphine Arnault, investisseurs français connus pour racheter, restaurer et entretenir des bâtiments historiques, plutôt que par des acteurs spéculatifs sans attachement au patrimoine et à la Presqu’île.
Mais cette préférence ne vaut ni chèque en blanc, ni complaisance.
La mairie devra exercer pleinement son rôle de vigilance sur l’usage futur du site.
Le droit sera appliqué, intégralement et sans exception.
La démagogie fait du bruit.
La vigilance protège le territoire.


